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Sponsors : Un Effort Tricolore.


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Dans l’univers de la compétition de vitesse Moto que nous connaissons, avant de briguer la Catégorie Reine et son budget souverain, le système fait que le pilote doit lui-même apporter les finances nécessaires pour pouvoir rouler. Ainsi, ces derniers, qui ne sont pourtant pas commerciaux de formation doivent troquer durant la pause hivernale leur cuir contre un attaché-case, usant ainsi de toutes les qualités d’un démarcheur, à coté de leurs activités d’athlètes.

Force est de constater que certains d’entre eux sont fort talentueux dans les deux disciplines, ne manquant pas de se faire remarquer par une telle maitrise des affaires. Pour espérer rouler aux côtés de la Racing Team Germany, Louis Rossi était conscient du budget à récolter : « C’est un Bonheur à 300 000€ voire 400 000€ pour être tranquille. C’est le prix à payer pour faire la course en tête, aujourd’hui je suis devenu le chef d’entreprise de ma vie. ». Relevant ses manches et serrant des mains, le pilote français parvint en l’espace d’un hiver à récolter la somme demandée sans aide du moindre manager et le tout en suivant une préparation physique intense avec Fred Corminboeuf. Un rythme qui en aurait épuisé plus d’un.

Et puisque trouver un sponsor relève parfois de l’effort, Johann Zarco n’hésite pas à rendre hommage aux siens, tout au long de la saison en prenant les couleurs et la parure de ceux qui l’accompagnent dans son épopée. Un véritable geste commercial destiné à flatter ses sponsors : de l’orange mécanique qu’il revêt depuis Silverstone pour BETA Tools jusqu’à son casque en Allemagne à l’effigie de Michel Rey, dirigeant de Miditraçage, et véritable mécène pour ce dernier.

Pourtant, parfois les efforts ne paient pas, et ce système archaïque implique certaines déconvenues. En fin de semaine dernière, c’est un véritable coup de tonnerre qui a retenti dans le ciel clairsemé de nos pilotes français. Mike Di Meglio s’est vu dépossédé de son guidon en plein championnat au tournant de la saison, avant même le 8e round. Manquant de ressource financière, l’intéressé a été remercié et qu’importe son titre de Champion du Monde 125 en 2008, le règne de la monnaie a frappé. Si les chuchotis amènent à penser qu’il y aurait sous l’aspect financier un secret dissimulé concernant un certain manque de résultat, le pilote qui avait chuté durant 5 courses de suite, avait pourtant fait cesser l’hémorragie dès Silverstone. Entrant dans les points à l’occasion de son dernier GP à Assen, le pilote avait déclaré au circuit Candie (ou il se trouvait pour une œuvre de charité) «être confiant » pour le reste du championnat, ayant effectué de nouveaux réglages sur sa monture. Fort heureusement pour notre représentant tricolore, ce dernier a trouvé refuge auprès d’un nouveau team la MZ Racing.

Cette affaire, si délicate soit elle, n’est pourtant pas la seule ombre au tableau présente dans le paysage français depuis l’ouverture du Championnat.

Dès la première manche, Alexis Masbou devait faire face à un obstacle de taille : le désistement de l’un de ses sponsors. Une grande déception pour le pilote français qui n’était dès lors plus certain de pouvoir concourir jusqu’à Valence. Mais c’était sans compter sur la participation d’anonymes et de petites entreprises qui mirent la main aux portefeuilles. Avant Assen, il s’exprimait : « ça avance petit à petit, je ne suis pas encore totalement serein, et il est vrai que quand je rentre des Grands prix, je suis encore à la recherche de sponsors pour finaliser mon Budget ». Gageons, que sans cet élan de solidarité, ce dernier n’aurait pas pu se révéler cette année, briguant les avant-postes et s’offrant même son premier podium en plein cœur de l’Allemagne.

D’une manière générale, les entreprises locales se montrent souvent frileuses en termes d’investissement dans le monde de la compétition de vitesse moto, lui préférant le football ou le cyclisme qui font office de sports nationaux. Pourtant si le sponsoring sportif français ne s’impose guère dans cette catégorie, ce dernier a pourtant fait les beaux jours des sports mécaniques par le biais de Michelin, le fabricant de pneumatique français, qui s’est vu remercier en devenant champion du monde en Formule 1, en moto GP ou encore en rallye WRC, offrant ainsi une vitrine planétaire à la marque. Il est donc entendu, que l’image des sportifs ricoche sur les entreprises sponsors, et Coca Cola partenaire de l’équipe de France de football depuis 1996 doit certainement voir rouge devant les derniers sondages qui escomptent que depuis la dernière prestation des bleus, l’opinion leur est négative à 67% …




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1 commentaire

  • Pilote_28
    mardi 17 juillet 2012 à 11:12

    Bravo!!!! Que de vérités dans ton sujet! C'est pour ces mêmes causes que Steven n'a pas roulé depuis 2 ans alors qu'il se battait avec certains qui sont au niveau mondial aujourd'hui. Nous espérons que nous allons souffrir autant qu'eux cet hiver mais au moins pour la même finalité!!! Pour le moment il se refait une santé en reprenant du service en moto3 au championnat de France FSBK pour les trois dernières courses du championnat avec le Team TVX d'Olivier TAVENAUX.

    Nous encourageons les petites et grandes entreprises,elles aussi, à venir partager notre passion qui vaut la peine d'être vécue qui sans eux ne pourrait pas exister!

    À bientôt.

    Arnaud Le Coquen.

    #28

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