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Indianapolis : un Week-end en demi-teinte pour les pilotes français.


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Sur un tracé mythique, mais à l’asphalte difficile, entre prestige et amour du passé, le rêve américain a sonné le glas pour de nombreux pilotes expérimentés, redistribuant les cartes d’un jeu à peine stabilisé. Entre éclaircie et grisaille, le ciel des pilotes français n’eut de cesse de vaciller, crayonnant un week-end en demi-teinte : fait de crainte et d’espoir, de bousculade et de panne mécanique…

« C’était l’un de mes jours de courses les plus fous depuis le début de la saison » déclarait Louis Rossi après la première journée d’essais libres. Le ton donné, le week-end ne fait que commencer. Une erreur dans le box conduit le pilote à la chute : pensant être doté de deux pneus slicks alors que seul l’arrière avait été apprêté, au premier freinage, Louis embrasse le bitume. Durant la seconde séance, contrarié, le pilote commet une imprudence qui l’envoi une nouvelle fois à terre. Son assurance est entravée et les deux drapeaux rouges flottants lors d’une séance qualificative chaotique, ne rassure en rien le jeune homme qui parvient tout de même à arracher le 14eme chrono. Sans jouer les avant-postes, et toujours habité par de mauvaises sensations, Louis qui avait pris un mauvais départ, lutte aux cotés de Dany Kent et d’Arthur Sissis avant de conclure en 13éme position. Entre déception et soulagement, il concède : «Ce n’est pas le genre de place que nous visons mais après cet horrible week-end, ce sont tout de même des points dans le Championnat. »

Plus grande encore est la déception pour le jeune Alan Techer ! L’importance du trafic et les nombreuses chutes consécutives lors des qualifications ont eu raison de la concentration du pilote. Avec pour objectif de rentrer dans le top 15, il ne parvient à ramener que le 19e chrono. Pourtant s’il découvre le circuit et que la tension est palpable dans les paddocks devant l’angoisse des revêtements différents, Alan réalise un bon départ et ne cesse de gagner des places avant de se faire piéger à 8 tours de la fin, laissant glisser sur l’asphalte ses espoirs de collecte de points : « Première chute en course, j’enrage car j’étais à nouveau dans les points. Mais le week-end aux USA a été difficile, avec une piste piégeuse […] ».

Dans la même catégorie et ayant également comptabilisé son lot de désagrément et de mal chance, Alexis Masbou, dissipe la brume qui avait pris ses aises durant le week-end dans le ciel monotone des pilotes Français. Suite à un problème technique durant les essais libres, Alexis se classe 25e en fin de seconde séance mais reste confiant pour les qualifications, et à raison, puisqu’il s’empare du 12e temps. La tête dans le guidon, les poings serrés sur les poignets de gaz, le pilote s’élance en course avec l’idée que rien ne lui sera offert. Après avoir lutté les 26 tours durant contre un matériel capricieux, Alexis Masbou décroche sa place dans le top 10 : « Je suis content du résultat. J'ai essayé d'obtenir le maximum même si la moto n'était pas tout à fait au point […] Nous avons beaucoup souffert. »

Autre catégorie, même ambition : Johann Zarco qui ne démérite pas, persévère dans son apprentissage quitte à se faire quelques frayeurs durant les essais libres en visualisant les chronos en fin de séances (17e pour la FP2). Mécontent mais confiant, le pilote stratège explique avoir conservé de vieux pneus afin de comprendre comment maîtriser sa monture une fois que celle-ci fait des siennes : « L’année dernière en Moto 2, la gestion des pneus a été décisive pour l’issu de la course, nous nous concentrons donc sur cet aspect ». Une manœuvre qui porte ses fruits puisque le pilote accroche le 7e chrono durant les qualifications et se classe 13e en course. Si le top 10 n’est pas obtenu comme convenu, cette position satisfait tout de même Johann dont la monture souffre de quelques lenteurs en terme de vitesse de pointe.

Entre éclaircie et grisaille, Mike Di Meglio oscille. Après avoir réalisé des essais libres compliqués suite à un manque de grip conséquent et au trafic important, le pilote reste confiant malgré des résultats qui restent pour le moment peu probant : « Je suis assez satisfait de cette journée même si la position finale ne montre pas notre vrai potentiel ». Durant les qualifications, il s’empare du 20e temps. Et si cela ne correspond pas aux objectifs que le Toulousain s’était fixés, il gagne malgré tout avec la monture d’Alexander Lundh (qu’il connait à peine) 5 places que son prédécesseur ne parvenait pas à prendre. Pourtant en course, l’avantage est vite perdu lorsque cette dernière se fait capricieuse : du dribble dès le 5e tour et peu de grip à l’arrière ont raison de ses efforts et le font retomber dans le classement. Le regard vers le prochain GP, le pilote ne s’avoue pas vaincu « Je suis déjà en route pour Brno ou je vais faire remettre la base que l’on avait le vendredi qui me convenait le mieux ».

Randy de Puniet, quant à lui, semblait prendre son envol durant ce fameux week-end, mais à trop vouloir s’approcher du soleil, on se brule les ailes. Celui qui avait commencé en accusant le coup à près de 1,5 seconde de retard sur son coéquipier durant la première séance d’essais libres, découvre un caillou dans son pneu avant et prend ses distances dès le second round décrochant avec sa CRT le 11e temps devant un certain Valentino Rossi : « Nous avons terminé la journée à 2 secondes du meilleur temps et c’est une bonne performance parce que la ligne droite d’Indiana est vraiment très longue ». Fort de ces résultats, le pilote n’a de cesse d’améliorer ses chronos allant jusqu’à se rapprocher à 1,624 seconde de la pôle ! Pourtant durant la course, l’avantage lui échappe et après quelques signes de défaillance, une panne mécanique l’immobilise dans ses rêves de triomphe en catégorie CRT. Le pilote à l’arrêt accuse le coup : « Je suis vraiment déçu car cela fait maintenant 10 points de perdus sur problème mécanique. »




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